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Les rapaces utilisés en fauconnerie

Pour la fauconnerie on utilise des oiseaux nobles ou ignobles (appelés aussi voiliers saillants).

Les types de rapaces

On emploie pour cette chasse des rapaces :

- Nobles (gerfaut, pèlerin, émerillon...),
- Ignobles ou voiliers saillants (vautours, éperviers...).

Les principaux vols en fauconnerie

Il existait dans la fauconnerie 7 vols différents qui avaient leurs oiseaux particuliers :

- Le gerfaut pour chasser le milan,

- Le faucon sacré pour chasser le héron,

- Le tiercelet de gerfaut et plus souvent le faucon pour chasser la corneille,

- Le faucon de rivière pour chasser les oiseaux d'eau,

- L'émerillon et le hobereau pour chasser dans les champs,

- Le faucon lanier pour chasser le lièvre,

- Le tiercelet pour chasser la pie.

Il y avait encore le faucon pèlerin, le faucon gentil de passage, le faucon niais, le faucon royal, le faucon sort, le faucon de repaire, le faucon hagard et le faucon branchier.

Chacun avait des qualités à utiliser et des vices à dompter. Il fallait les choisir, puis les affaiter, les habituer au leurre ; apprendre à les lancer, à les forcer de s'élever de terre, faire des observations, les instruire aux différents vols, les maintenir en santé, les mettre en mue, connaître leurs nombreuses maladies, les moyens de les soigner et de les panser après le combat.

Outre les faucons, on se servait encore, pour le vol de la perdrix, du canard et du lapin, de quatre espèces d'autours :

- L'autour branchier,

- L'autour niais,

- L'autour passager,

- L'autour fourcheret.

Aigle royal

La fauconnerie utilisant le vol de l'aigle est extrêmement rare en Europe.

Les Kazakhs de Mongolie dans l'Altaï, utilisent des aigles royaux pour chasser.

- Inconvenients de la chasse à l'aigle :
La taille des installations, le prix à l'achat, le prix d'entretien (nourriture, etc.) ; les aigles ont besoin de plus grandes terres de chasse et beaucoup plus dégagées que pour les oiseaux plus petits. Et surtout le poids, car promener dans le froid à la recherche de quelques faisans avec un autour dans un bois ça va ! Mais se promener des heures durant dans des plaines gelées, battus par les vents avec un oiseau de 3, 4 ou 5 kilos au poing, bon courage. Il faut vraiment être accro !

- L'aiglerie est un art difficile en dedans même de la fauconnerie.
Le poids de l'oiseau, son caractèe, les terrains dont on a besoin, la nourriture, bref, tout est compliqué avec un aigle. Le plus difficile reste quand même de gerer son agressivité. Cet oiseau courageux est capable de terrasser un renard, un chacal, et même un loup occasionnellement. S'il est capable de cela, par progression il sera capable de faire des bêtises beaucoup plus graves... En captivité, l'aigle ne peut être confié à n'importe qui : la responsabilité en cas d'accident peut être grande, si un aigle bien entraîné peut griffer (attrapper) un chevreuil, il peut tout aussi facilement faire la même chose sur un chien. Il faut donc toujours appréhender l'environnement et ce, jusqu'à plusieurs centaines de mètres. Je vole avec des aigles depuis plus de trente années et j'ai eu peu d'accidents, mais l'attention que je porte à mes oiseaux est sans bornes ; ma vie est rythmée par les bruissements d'ailes de mes oiseaux. (Jean-louis Liegeois)

Hibou grand-duc

Il existe des passionnés qui utilisent le Hibou grand-duc pour chasser les rongeurs et les lapins, voir parfois les renards.