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Contrefaçons et faux philatéliques

Il faut faire la distinction entre les contrefaçons complètes, partielles et apocryphes.

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Contrefaçons philatéliques

Pour ce qui concerne les imitations et les faux philatéliques, il faut faire la distinction entre les contrefaçons complètes, partielles et apocryphes.

Apocryphe, qu'est-ce que c'est ? Apocryphe : non authentique, douteux, suspect.

Il faut faire la distinction entre :
- les copies authentiques (eh oui !),
- les timbres authentiques mais modifiés de manière à augmenter leur valeur,
- et les fameux Apocryphe provenant d'émissions d'administrations postales fictives (timbres fabriqués par des postes n'existant pas).

Il existe aussi les faux d'auteur réalisés par des faussaires et considérés aujourd'hui comme des pièces rares "authentiques" (allez comprendre...).

Copies de timbre parfaites

Le timbre entièrement falsifié est la copie la plus proche possible du timbre original : même filigrane dans le papier, même dimensions, même couleur, même vignette et même dentelure.

Vous les rencontrerez souvent sur les marchés où les collectionneurs inexpérimentés peuvent se laisser tromper. Si vous désirez obtenir des timbres de valeur n'hésitez pas à passer par les grandes maisons philatéliques.

Modifications sur un timbre

Vous risquez aussi d'acquérir un timbre ayant subit une contrefaçon partielle. Il peut y avoir ajout de fausses surimpressions ou oblitérations, regommage, insertion de faux filigranes, changement des couleurs, modification de la dentelure...

Je me répète mais pour les achats de valeur passez par les grandes maisons.

Pays imaginaires

Nous revoilà avec nos apocryphes. Le cas est connu de timbres provenant de pays totalement imaginaires.

Des administrations postales fictives auraient mis en circulation des émissions provenant de Bukhara, Lundy, Moresnet, Sedang, Cunani. Ces émissions sont contraires à toutes les normes et considérées hors-la-loi par l'UPU (Union Postale Universelle).

La Convention de Paris de 1947 a rédigé un document stipulant que les timbres non valables, déjà utilisés ou faux, doivent être oblitérés du chiffre zéro, à l'aide d'un tampon spécial.

Jean de Spérati faussaire de génie

Jean de Sperati

Un des faussaires philatélique les plus connus.
Originaire de Pise, il vint s'installer en France, à Aix-les-bains, au début du siècle.

Versé en chimie, photographie et arts plastiques, il décida de mettre à profit ses compétences en se spécialisant dans un type particulier de contrefaçon : les pièces classiques de grande valeur philatélique.

Il falsifia plus de 300 timbres du monde entier et signait chacune de ses pièces, au dos, au crayon. Ses faux étaient tellement parfaits, que lorsqu'il mourut, il fut honoré à l'instar d'un grand artiste.

La British Philatelic Society acquit de l'un de ses héritiers la totalité de sa production.
Aujourd'hui, ces pièces atteignent une cote respectable, et il n'est pas rare qu'un expert en philatélie possède un "faux Sperati" (un faux faux authentique si j'ai bien compris).